Le ciel est si pur, noir comme les abîmes
Et autour de mon être, des arbres sans cimes
Je continue à avancer
Essayant d’arrêter d’y penser
Et oublier les blessures qui sommeillent en moi
Les anges déchues tomber des cieux
Et de ceux qui ont dans mon esprit enfoui ce pieu de bois
Bannie du royaume éternel des dieux
Je ne ressens plus ce que je vois
Je crois plus en ce que j’espère
Et je réalise à peine la chaleur du froid
La douceur de ton esprit
Flottant dans le vent comme un rideau de soie dans la symphonie d’une prière.
Tu m’as tuée pour que je revive
Et pour que plus jamais, une récidive
Se produise sur mes rives glaciales
Envieuses et impatientes
Sous les rêves de la tempête battante et brûlante des étoiles
Du cyclone de la folie
De l’amour impossible
Dont trop de fois, je fut la seule et unique cible.
Marchant dans le cimetière, errant dans les bois
Ma tombe se dresse
Sous la lune de cristal
Et ma détresse devenue pour mes envies, fatale
Détruit le plaisir
Que l’on peut avoir à mourir.
Mes larmes sont du sang, des gouttelettes d’argent
Et la calme bruine, parcelle de l’infini
Sur les plaques de marbre noir et poli
Hurlant et dansant, j’aurais finit mon existence en priant.
Plus de chapelle pour m’accueillir
Plus de lieux pour m’enfuir
Enfermé dans mon univers
Écrivant poèmes et mélancolie
Sur de doux papiers oubliés.
Et sans regret
L’eau bénite ne me fera plus rien
Mais aurais-je la patiente d’attendre la fin ?
Toujours la lumière de la vie m’a était interdite
Et dans la mort avec mes frères, j’espère connaître
L’amour après la fuite, l'amour après la guerre
Après avoir vogué sur mes propres frontières.
Fantômes allez vous-en
Laisser le vampire que je suis, blessé et mourant
Périr dans la noirceur du jour
Et quand la faucheuse sera la
Je lui dirai ce que j’ai toujours pensé tout bas
Gémissant de douleur, affrontant la peur.
L’aurore, elle est si belle
Mais entend-elle mon appel ?
Ma douce et tendre, c’est hélas finit
Quand les rayons du soleil m’inonde
Et que sur le tapis des feuilles de l'attende, je tombe
Que je sombre dans l'oublie.
Jamais ne renonce, jamais n’oublie
Au milieu des senteurs, j’enlace mon dernier automne
Mon âme errera et errera
Je continuerai à penser à toi
Emmenant mes angoisses dans la terreur de la nuit
Dans les catacombes de ton cœur
Enfin, me sera connu et rendu le bonheur.
J’ai jeté ma croix, jamais regretté
Juste cesser de contempler mon invisible reflet
Pourtant aujourd’hui dans ce sombre cimetière
Si tout était à refaire
Je recommencerai